Je suis coach sportif et j’accompagne des personnes en situation de handicap dans la pratique d’activités physiques adaptées. Mon travail s’adresse à toutes les tranches d’âges — enfants, adolescents, adultes et aînés — et se déploie dans toute la Suisse romande.
Ma mission est d’accompagner des personnes sur le plan physique et éducatif. Le but de mon engagement vise au bien-être, au maintien et au développement des capacités de chacun.
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Accompagner chaque personne sur le plan physique et éducatif, en partant de ce qu’elle sait faire plutôt que de ce qu’elle ne peut pas faire.
Concrètement, cela passe par des activités physiques variées, du conseil en nutrition, et des cours proposés en individuel comme en collectif.
Chaque personne avance à son rythme. Un suivi individuel permet de bâtir une activité sportive et / ou éducative réellement adaptée à ses besoins, puis de la faire évoluer.
Le matériel, les règles et l’intensité sont ajustés à chaque séance. L’objectif reste le même : le plaisir de bouger, le maintien et le développement des capacités.
Diplômé assistant socio-éducatif depuis 2010, j’ai complété cette formation de base par de nombreuses formations et attestations liées au handicap, à l’accompagnement et à l’activité physique adaptée : autisme, accompagnement des personnes à mobilité réduite, approche Snoezelen et stimulation multisensorielle. J’ai également passé des brevets de sauvetage aquatique, suivi des formations dans le domaine du sport et du sport adapté — notamment à Macolin et auprès de PluSport — et je me suis formé à la nutrition adaptée aux besoins des personnes en situation de handicap.
Avant de créer Manza Sport Handicap, j’ai acquis une longue expérience dans le domaine socio-éducatif et institutionnel : environ trois ans en homes, six ans dans un centre de jeunesse et dix ans auprès de personnes en situation de handicap. Mon parcours m’a amené à collaborer avec une vingtaine de structures — Les Alizés à Crémines, les homes de Court et d’Orvin, Aquavira, Les Castors, La Pépinière, le foyer Pinos, des structures psychiatriques à Yverdon ou encore le foyer Anawin à Choëx.
Manza Sport Handicap existe depuis sept ans. J’accompagne aujourd’hui une centaine de personnes, de 8 à 91 ans : handicaps mentaux ou moteurs, personnes à mobilité réduite, personnes âgées, besoins liés à la psychiatrie, mais aussi des jeunes présentant des comportements-défis ou de grandes difficultés sociales et familiales. Pour moi, la formation ne s’arrête jamais vraiment : une grande partie de mes compétences s’est construite sur le terrain, au contact de personnes aux profils et aux besoins extrêmement différents.
7 ans
d’activité avec Manza Sport Handicap
~100
personnes accompagnées aujourd’hui
8 à 91 ans
des plus jeunes aux plus âgés
~20
institutions et structures partenaires
Ce choix est intimement lié à mon histoire. J’ai moi-même été confronté très jeune à des difficultés de vie et à une rupture précoce avec mon environnement familial. J’ai connu les foyers et les centres de jeunesse, et j’ai rencontré sur mon parcours des personnes qui ont pris du temps pour moi et qui m’ont aidé à avancer. En grandissant, j’ai ressenti le besoin de redonner à mon tour une partie de ce que j’avais reçu.
Mon parcours n’a pas toujours été simple et je n’ai pas toujours fait les bons choix. Mais cela m’a donné cette envie très forte de transformer mon expérience en quelque chose d’utile et de positif pour les autres.
Aujourd’hui, mon objectif dépasse largement le sport : je veux contribuer à faire avancer l’inclusion et l’accessibilité. Que les personnes en situation de handicap puissent accéder aux piscines, aux salles de sport, aux centres de loisirs, aux événements et à toutes les activités auxquelles chacun devrait pouvoir participer. Cela signifie parfois négocier des tarifs, trouver du matériel adapté, améliorer l’accès à des vestiaires, ou simplement convaincre un établissement de chercher une solution plutôt que de répondre que ce n’est pas possible.
Je veux aussi montrer aux nouvelles générations que le handicap ne se résume pas aux soins, aux traitements ou aux limites. On peut faire du sport, voyager, partir en camp, aller à un concert, au cinéma, au restaurant, découvrir de nouvelles activités et vivre des expériences extraordinaires.
Cette phrase est née très simplement : c’est quelque chose que je pensais profondément et que j’ai un jour publié sur les réseaux sociaux, sans imaginer ce qui allait suivre. Elle a suscité un engouement considérable.
Elle est progressivement devenue un véritable symbole de Manza Sport Handicap, avant d’être imprimée sur des T-shirts — environ 2 000 exemplaires à ce jour. De nombreuses personnalités de la musique, de la télévision, de l’humour ou du monde médiatique ont souhaité porter ou soutenir ce message.
Au-delà d’un slogan, cette phrase résume ma vision : une grande partie des barrières autour du handicap viennent encore de la méconnaissance, des préjugés et de la peur de la différence.
Je ne considère pas mon métier uniquement comme du coaching sportif. Mon expérience professionnelle, mais aussi mon propre parcours de vie, m’ont appris à connaître des univers très différents : foyers, jeunesse, handicap, psychiatrie, personnes âgées, personnes en situation de grande vulnérabilité.
Je travaille énormément avec le terrain, l’observation, l’adaptation et la relation de confiance. Lorsqu’un obstacle se présente, mon premier réflexe n’est pas de renoncer mais de chercher comment le contourner. Un problème d’accessibilité ? Je cherche une solution. Du matériel manque ? J’essaie d’en trouver. Une activité semble difficilement réalisable ? Je cherche comment l’adapter. Je dispose aussi d’un véhicule adapté, ce qui facilite certains déplacements et accompagnements.
Ma philosophie pourrait se résumer ainsi : ce n’est pas toujours à la personne de s’adapter à l’environnement ; c’est aussi à nous de rendre l’environnement accessible à la personne.
Il m’est impossible d’en choisir un seul.
C’est emmener une personne de plus de 50 ans à Europa-Park pour la première fois de sa vie et l’entendre me dire ensuite qu’elle vient de vivre le plus beau camp de sa vie. C’est accompagner une personne qui ne marchait plus et assister à ses progrès jusqu’à la voir remarcher. C’est soutenir quelqu’un qui a traversé une situation extrêmement lourde, notamment un coma, et participer à lui redonner l’envie et l’espoir d’avancer. C’est aussi voir une personne ayant connu un long parcours en psychiatrie retrouver progressivement de l’autonomie.
Pour une personne, la victoire sera de remarcher. Pour une autre, ce sera de partir en vacances pour la première fois, d’entrer dans une piscine, d’aller à un concert, de pratiquer un sport, de retrouver confiance en elle ou simplement de passer une journée heureuse. Il n’y a pas de petite victoire.
Je fais ce métier avant tout pour me sentir utile. Et les personnes que j’accompagne m’apportent énormément : certaines franchissent quotidiennement des obstacles considérables et continuent à avancer, à sourire, à essayer. Cela remet beaucoup de choses en perspective.
Je travaille principalement seul, ce qui me permet de conserver un lien direct et personnalisé avec les personnes que j’accompagne. Exceptionnellement, lors de certains camps ou projets nécessitant davantage d’encadrement, je fais appel à des personnes de mon entourage, formées, expérimentées et en qui j’ai une entière confiance. Cela reste occasionnel.
Mon activité ne concerne pas uniquement les accompagnements privés : j’interviens également en institution — handicap, jeunesse, homes, psychiatrie, milieu hospitalier, remise en forme — en adaptant toujours mon intervention à la personne et au contexte.
Au fil des années, j’ai développé un réseau de partenaires qui permet de proposer des activités très diversifiées et d’en faciliter l’accessibilité : de nombreuses salles de boxe, piscines et fitness accessibles en Suisse romande, ainsi que Let’s Go. Ce réseau s’étend aussi aux centres de loisirs, cinémas, restaurants et différents établissements permettant d’organiser des sorties, des camps et des expériences adaptées.
Mon ancien parcours dans la musique et comme DJ m’a par ailleurs donné une certaine visibilité et permis de rencontrer des personnalités qui ont accepté de soutenir mon travail et mon message. Cette visibilité est avant tout un moyen supplémentaire de faire parler du handicap et de l’inclusion.
Je ne me fixe pas de limite en fonction d’un diagnostic ou d’un handicap. Au contraire, plus une situation comporte de barrières et nécessite de trouver des solutions, plus elle me motive.
Chaque situation doit évidemment être évaluée individuellement, avec sérieux et en fonction des besoins de la personne. Mais ma philosophie reste la même : avant de dire qu’une chose est impossible, je cherche ce qu’il est possible de mettre en place pour la rendre accessible.
C’est probablement ce qui résume le mieux Manza Sport Handicap : voir la personne avant le handicap, chercher les possibilités avant les limites, et ne pas abandonner au premier obstacle.
Parlons de vos besoins et trouvons ensemble l’activité qui vous correspond.